À Arbois, Le Grand Large adapte Moby Dick en une pièce sur l'emprise et la force de retrouver sa voix. Dès 9 ans, durée : 1 h 40.
À propos de cette sortie dans le Jura à Arbois
Moby Dick, une traversée sous emprise
À Arbois, au Square Sarret de Grozon, la Compagnie Le Grand Large présente « Moby dick ou il ne faut pas toujours croire ce que disent les grandes personnes ». Cette création théâtrale, proposée à partir de 9 ans, dure 1 h 40.
L'adaptation prend appui sur le roman Moby Dick d'Herman Melville. Un homme fauché, en quête de sens, décide de prendre le large à bord du Pequod. Il y rencontre le capitaine Achab, dont l'obsession gouverne la trajectoire : tuer Moby Dick, la baleine blanche qui lui a jadis arraché une jambe.
De la chasse à la domination
La poursuite de la baleine ne constitue pas le seul enjeu de cette création. Derrière le mythe océanique, elle explore les profondeurs insidieuses de l'emprise et les mécanismes subtils de la domination. La fascination, l'isolement et le consentement arraché sous couvert d'idéal sont au cœur de cette lecture du récit.
Achab promet un sens au chaos, un horizon à suivre et un monstre à vaincre. La pièce interroge le prix de cette promesse. Sur le Pequod, la parole commande les corps ; le collectif se resserre jusqu'à l'étouffement, tandis que la quête se transforme en piège.
Cette adaptation questionne ainsi la place laissée à ceux qui parlent fort. Elle met aussi en jeu la force nécessaire pour retrouver sa propre voix, face à une parole qui entraîne et domine.
Un théâtre de transformations
La mise en scène revendique une jubilation de jeu dans laquelle tout peut se transformer. Un manche à balai devient un harpon, un seau se fait océan, et une chanson éclate pour souder l'équipage. Ces transformations scéniques accompagnent le récit du Pequod et de sa quête.
L'équipe artistique
Benjamin Migneco signe le texte, la mise en scène et la scénographie. Arthur Baratin, Guillaume Geoffroy, Anthony Liebault, Deniz Türkmen et Lorine Wolff interprètent cette création de la Compagnie Le Grand Large.
La création son et lumière est assurée par Rémy Caillavet. Sylvie Cieren apporte le regard chorégraphique, tandis que Luana Inhuma et Pauline Ménard sont les artistes peintres associées au spectacle.
